Le sport, l’ami de votre cerveau

Les effets bénéfiques de l'activité physique sur le cerveau
0 avis

Bénéfique pour la santé et excellente pour le moral, l’activité physique joue également un rôle très positif sur le fonctionnement du cerveau. Explications

AU SOMMAIRE DE CET ARTICLE
A PROPOS DE CET ARTICLE
Rédigé par : Comité éditorial Giphar
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 12/03/2018

x 2
C’est le facteur multiplicateur du rythme de la neurogenèse (processus de création de nouveaux neurones), lié à une activité physique ou à des mouvements en général.


+ 2 %
C’est le taux d’augmentation du volume de l’hippocampe (aire cérébrale au rôle central dans la mémoire) après 6 mois de pratique de marche sportive, 40 min, 3 fois par semaine.

 

- 32 %
C’est le fort taux de réduction moyen de risque de démence sénile chez les de 65 ans ayant fait du sport trois fois par semaine pendant six ans.

 

10 000
C’est le nombre minimum de pas que nous devrions effectuer chaque jour, selon les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).


Des dizaines d’études scientifiques l’ont démontré : le sport, c’est bon pour la santé. Tellement bon que les médecins ont officiellement, depuis mars 2017, la possibilité de prescrire un sport à leurs patients. Bouger prévient les problèmes cardiaques, les cancers, l’obésité, le diabète, etc. Mais de récentes découvertes montrent qu’une activité physique régulière a également un effet très bénéfique sur le cerveau.

 

Un moindre risque de démence en pratiquant un sport

Plus nous bougeons, moins notre cerveau décline. Tel est le constat des études menées auprès des personnes âgées. La pratique régulière d’un sport ou d’une activité physique, au moins trois fois par semaine à l’échelle d’une vie, diminue de 32 % le risque de démence ou de maladie d’Alzheimer. Un résultat semblable a été observé sur 5 925 femmes âgées de de 65 ans, selon leur pratique quotidienne de la marche. Après neuf ans, les actives physiquement présentaient 30 % de troubles en moins en matière de déclin cognitif – pertes de mémoire, flexibilité mentale, repérage spatial, etc. Le facteur déterminant n’a pas été la vitesse de marche, mais la distance parcourue. Ce qui semblerait démontrer que même des niveaux modérés d’activité physique sont efficaces.

 

Un meilleur fonctionnement cérébral grâce au sport

Les recherches menées sur la souris ont permis de mieux comprendre les effets de l’activité physique sur le bon fonctionnement du cerveau. Le mouvement et l’activité physique augmentent le nombre de cellules nerveuses dans le cerveau, multiplient leurs connexions et stimulent leur survie. Le volume cérébral s’accroît, ce qui s’observe à l’IRM. La formation de nouveaux vaisseaux sanguins s’accélère. De quoi booster notre mémoire, nos capacités d’apprentissage, nos temps de réaction et notre sens de l’orientation.

 

Le sport apporte un effet euphorisant à notre corps

Parallèlement, avec l’activité physique, la production de sérotonine, d’endorphine et de dopamine, les « neurotransmetteurs du bonheur », augmente dans le cerveau. De même, le niveau de cortisol, hormone associée au stress, diminue. Ceci pourrait expliquer l’effet euphorisant et relaxant du sport, et son efficacité prouvée sur les troubles anxieux, voire sur la dépression. Toutes ces différences sont notables, même en cas de pratique peu intensive.
On peut ainsi se fonder sur les recommandations officielles : trente minutes d’activité modérée cinq fois par semaine pour un adulte ou un adolescent.
Alors, à vos baskets !

 

Le conseil de votre pharmacien Giphar

Des activités multiples
Pour le cerveau, marcher, nager, danser, courir, jouer au tennis ou pédaler présente autant d’intérêt. Ce qui compte, c’est de transpirer, de faire travailler ses muscles et d’augmenter son rythme cardiaque.
 

À lire aussi

Le sport, une activité saine

10 bonnes raisons de faire du sport

Quels sports pour les seniors ?

 


Haut de page

A PROPOS DE CET ARTICLE
Rédigé par : Comité éditorial Giphar
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 12/03/2018

Cet article vous a plu ? Faites le savoir :
0 avis

Voir aussi

Les troubles du sommeil chez les seniors
Avec l’âge, notre horloge biologique tend à se désynchroniser, entraînant souvent des troubles du so…
Les effets et les utilisations de la DHEA
Présentée au début des années 2000 comme un véritable élixir de jouvence, la DHEA peine toujours à f…
Entretenir son cerveau
Longtemps, les scientifiques ont cru que le développement cérébral prenait fin à l’âge adulte et que…