Amérique du Sud dont Brésil

Conseils santé du voyageur en Amérique du Sud
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Comme dans toutes les régions tropicales, les maladies transmises par les insectes, par l’eau et par les aliments sont fréquentes en Amérique du Sud. Le voyageur devra prendre certaines précautions. La région est également particulièrement frappée par la délinquance et la criminalité.

AU SOMMAIRE DE CET ARTICLE
A PROPOS DE CET ARTICLE
Rédigé par : Comité éditorial Giphar
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 14/01/2013

Continent : Amérique

 

Zones du continent : Amérique australe, Amérique centrale et Caraïbes, Amérique du Nord, Amérique du Sud (hors Bassin amazonien), Bassin amazonien.

Pays (hors Bassin amazonien) :

  • Bolivie
  • Brésil
  • Colombie
  • Équateur (y compris les îles Galápagos)
  • Paraguay
  • Pérou
  • Venezuela


Vaccins recommandés en Amérique du Sud (hors Bassin amazonien)

Vaccins usuels : dTP, hépatite B, rougeole. Hépatite A (et typhoïde pour les séjours prolongés).
Fièvre jaune : nord et est de la Bolivie, Brésil (sauf extrême est et zone côtière du sud-ouest), Colombie, Équateur, Pérou, Paraguay, Venezuela. Pour les zones côtières (Pacifique) de l’Équateur, de la Colombie et du nord du Pérou, ainsi que pour l’extrême nord de l’Argentine, la vaccination contre la fièvre jaune n’est recommandée qu’en cas de séjour prolongé, d’exposition importante aux piqûres de moustique ou d’impossibilité d’éviter ces piqûres. Néanmoins, pour toute la zone, il est préférable de se faire vacciner contre la fièvre jaune pour ne pas se retrouver empêché de faire un séjour dans les terres.
Rage : en cas de séjour prolongé ou aventureux.
Méningites à méningocoques : Nordeste (Brésil) en cas de séjour prolongé avec étroit avec la population locale, en période sèche et en zone d’épidémie.

 

Problèmes liés au climat et à la géographie

Le climat est principalement tropical, avec une saison des pluies de novembre à mars (de mai à octobre au Venezuela). Le sud de la région est tempéré, avec des hivers froids. En altitude (cordillère des Andes), le climat est sec, très chaud la journée et très froid la nuit.
Protégez-vous du soleil (intense en altitude) et de la chaleur, particulièrement étouffante pendant l’été.
De nombreux incendies ravagent le Brésil pendant la saison sèche.
Les pluies intenses entraînent fréquemment des inondations, des coulées de boue et des glissements de terrain. Évitez si possible la saison des pluies.
Les côtes et les îles du Venezuela sont régulièrement frappées par des ouragans de juillet à novembre.
Certaines régions sont situées en altitude (Bolivie, Colombie, Équateur, Pérou, Venezuela). Les aéroports de Bogotá, Sucre et Quito sont situés à de 2 500 m d’altitude, ceux de La Paz et de Cuzco à de 3 500 m. Prenez garde au mal aigu des montagnes.
L’activité sismique est importante dans les pays de la cordillère des Andes. Certains volcans sont en activité en Colombie, en Équateur et sur les îles Galápagos.

 

Problèmes liés aux transports

  • Transports routiers

Les routes sont parfois mal entretenues (souvent inondées pendant la saison des pluies) et les conducteurs indisciplinés. Les accidents sont fréquents. La grande prudence est requise au volant et la conduite de nuit est vivement déconseillée. Vous aurez besoin d’un permis international en Colombie et au Pérou.

  • Transports aériens

En Bolivie, au Brésil et au Venezuela, assurez-vous de la bonne renommée des compagnies aériennes locales et de la fiabilité des appareils.

  • Transports maritimes

Les côtes caraïbes de la Colombie et du Venezuela sont déconseillées aux plaisanciers (risque de piraterie et présence d’un important trafic de drogue maritime).

 

Maladies transmises par l’eau ou les aliments

Les maladies liées à l’eau et aux aliments sont fréquentes : diarrhée du voyageur, hépatite A, typhoïde, parasitoses intestinales, etc. Le risque est élevé lorsque les conditions climatiques sont défavorables (pluies, inondations). Respectez les mesures d’hygiène alimentaire et corporelle. Il est déconseillé de boire l’eau du robinet mais elle peut servir à se laver les dents.
La brucellose est présente au Paraguay. Mieux vaut ne pas consommer de produits laitiers non pasteurisés (risque néanmoins faible).
La baignade en eau douce peut être dangereuse, en raison du risque de leptospirose et de bilharziose (Brésil, Colombie, Venezuela). Renseignez-vous sur place.
Des cas de larva migrans cutanée sont possibles, notamment sur les plages. Évitez de marcher pieds nus et de vous coucher à même le sable.
Les poissons de mer des côtes de la Colombie et du Venezuela sont parfois porteurs de la ciguatera.

 

Maladies transmises par des insectes (hors paludisme)

Le climat tropical humide favorise la multiplication des insectes (moustiques, mouches, tiques, punaises, etc.) et le développement des maladies qu’ils transmettent. Des mesures de protection sont nécessaires.
La dengue est répandue dans toute la région, en particulier dans les villes côtières. Des épidémies ont régulièrement lieu à Guayaquil, à Rio de Janeiro et autour des chutes d’Iguaçu (à la frontière du Brésil et de l’Argentine).
La vaccination contre la fièvre jaune est recommandée à tous les voyageurs (sauf pour le Paraguay). La côte est du Brésil est plutôt épargnée.

 

Prévention du paludisme en Amérique du Sud (hors Bassin Amazonien)

En dehors du bassin amazonien, le risque de paludisme est globalement faible et la résistance des souches aux antipaludiques varie selon les régions.
Séjour prolongé avec nuits passées en zone rurale en dehors du Bassin amazonien :

  •  Bolivie, est du Paraguay, Pérou, Venezuela : Nivaquine.

  •  Colombie : Nivaquine + Paludrine, Savarine, Nopalu ou Malarone.

 

Maladies transmises par d’autres animaux

La rage sévit dans toute la région. Évitez tout avec les chiens errants et les animaux sauvages. Discutez d’une éventuelle vaccination avec votre médecin si vous prévoyez un séjour prolongé ou aventureux.
Les rongeurs peuvent également transmettre, par leurs excréments, des fièvres hémorragiques à arénavirus. En cas de séjour prolongé en zone rurale, évitez de dormir à même le sol dans des maisons anciennes et aérez régulièrement votre habitation.

 

Autres maladies infectieuses

Le risque de VIH/Sida et autres IST est élevé au Brésil, surtout dans les grandes villes touristiques et chez les prostituées. Protégez-vous en utilisant des préservatifs.
L’hépatite B est répandue au Brésil et en Colombie. Si vous n’êtes pas immunisé (vaccin ou avec le virus), pensez à vous faire vacciner.

 

Piqûres et morsures

Vous pouvez rencontrer certains animaux dangereux, en particulier en zone rurale : serpents, araignées, scorpions, grenouilles venimeuses, chauves-souris agressives, etc.
Des requins sont présents sur les côtes du Venezuela et du Pérou (attention également aux méduses dans ce pays).

 

Restez vigilant

Des épidémies de méningite à méningocoques sévissent parfois dans le Nordeste au Brésil, en particulier dans les régions arides pendant la saison sèche. Discutez d’une éventuelle vaccination avec votre médecin, en cas de séjour prolongé au de la population locale.
La forte pollution atmosphérique à Lima peut gêner les personnes souffrant de troubles respiratoires.
Des mines antipersonnel restent enfouies à la frontière entre le Pérou et le Chili (régions de Junin et Huancavelica). Renseignez-vous sur place.
La mer est dangereuse sur le littoral péruvien : les courants sont forts et les lames de fond fréquentes.

 

Problèmes liés aux situations politiques et sociales

Les soins sont généralement de bonne qualité dans les hôpitaux où les médecins sont souvent formés en Europe, aux États-Unis ou à Cuba, mais ils peuvent être très onéreux. Il est indispensable, notamment en cas de séjour au Brésil, de contracter une assurance voyage avec couverture de vos frais médicaux sur place et rapatriement sanitaire. Si ce n’est pas le cas, prenez une extension de garantie ou faites jouer la complémentarité entre vos différentes assurances.
Les tensions sociales et politiques étant récurrentes dans les pays d’Amérique du Sud, certaines destinations sont fréquemment déconseillées par le ministère des Affaires étrangères. Consultez le site www.diplomatie.gouv.fr avant de partir. La situation politique en Bolivie est particulièrement instable.
Il est vivement déconseillé de visiter les régions frontalières entre la Colombie et ses voisins. Le taux de criminalité y est élevé : trafic de drogue, guérilleros et autres groupes paramilitaires, attentats, enlèvements, attaques à main armée aux feux rouges, etc.
La criminalité et la délinquance sont importantes dans certaines régions. Conduisez portes verrouillées. Certaines villes sont déconseillées, comme celle de Copacabana située au bord du lac Titicaca, à la frontière entre le Pérou et la Bolivie. Renseignez-vous avant de partir.
Le risque d’enlèvement est à prendre en considération dans certaines régions. Prenez garde aux faux chauffeurs de taxi et aux faux policiers (en cas de contrôle inopiné, refusez de monter dans leur véhicule et demandez immédiatement l’assistance de votre ambassade).
Évitez le camping sauvage et les promenades nocturnes.
La consommation et la possession de drogues sont sévèrement réprimées dans la plupart des pays, y compris dans ceux qui en produisent. Plusieurs ressortissants européens sont actuellement emprisonnés pour ces motifs, dans des conditions souvent très dures. Les contrôles de police sont nombreux.
Faites preuve de discrétion, notamment dans les zones les reculées ou les pauvres. Demandez l’accord des autochtones avant de les photographier. Dans certains cas, attendez-vous à une demande d’argent en retour.



À garder à l’esprit

 

  • Soyez prudent au volant et ne conduisez pas la nuit.

  • Protégez-vous de la chaleur et du soleil. En altitude, protégez-vous du froid et prenez garde au mal aigu des montagnes.

  • Les maladies transmises par l’eau et les aliments sont très répandues. Respectez les mesures d’hygiène alimentaire et corporelle.

  • Les mesures de protection contre les insectes sont indispensables.

  • Évitez tout avec les animaux.

  • Restez sur vos gardes, la délinquance et la criminalité sont importantes dans certaines régions.



Les informations médicales sont en constante évolution. Ces informations ne prétendent pas se substituer à un avis médical. Suivez toujours les recommandations de votre médecin traitant ou de votre pharmacien.
Informations tirées du BEH du 29 mai 2012.


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Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 14/01/2013

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